dimanche 15 décembre 2019

 

En conférence de presse, le professeur Témoré  TIOLENTA, ministre de l'Education nationale de son état, demande aux journalistes de le débarrasser de leurs micros avant de prendre la parole. Dans le cadre de la rentrée scolaire 2019-2020, le ministre de l’Education nationale, le Dr. TIOLENTA, a reçu,  le mardi 1er octobre en après-midi, la presse nationale.

La conférence de presse au programme avait un seul point à son ordre du jour : la rentrée scolaire 2019-2020  sur l’étendue du territoire national du pays (le Mali ne dispose pas d’établissements scolaires à l’extérieur). À rappeler au passage que les écoles ou a tout le moins celles accessibles, ont ré ouvert leurs portes le même mardi 1er octobre 2019. Après une longue attente par rapport à l’heure prévue, le ministre vint enfin se présenter devant les hommes des médias. Chacun s’empressa alors d'aller installer ses micros devant lui.
Mais, à leur grande surprise, ce dernier leur demanda de venir le débarrasser de leur matériel de reportage. C’est rarissime pour être signalé. En effet, une conférence de presse est un événement organisé pour permettre de transmettre (en direct ou pas) les informations d’une source émettrice en l’occurrence le ministre à la connaissance d’un public-cible  qui reste l’opinion malienne et internationale dans le cas qui nous  concerne ici à travers un médiateur la presse.

Ce dernier a besoin de divers matériel de reportage pour être fidèle et juste dans la transmission des informations recueillies. Partout dans le monde, les journalistes sont libres d’accéder aux lieux de conférence de presse avec leurs ‘armes’. Pourquoi est-ce que le professeur TIOLENTA a-t-il donc décidé de déroger à la règle et de procéder  différemment ? Comment a-t-il  justifié son refus que les propos qu’il allait tenir soient enregistrés ? Que craint-il? Le ministre de l'Education nationale du Mali, le professeur TIOULENTA, dans l’exercice de ses fonctions, a argumenté pour justifier son refus d’être enregistré. Il a expliqué qu’il ne voulait pas prendre de risques et qu’il craignait de faire des fautes – la conférence de presse est donnée en français. Pour lui, une fois enregistrés, ses propos pourraient être entendus partout. Et au cas il aurait fait des fautes (de français) dans son intervention ou dans ses réponses, le monde entier (IBK surtout ?) en serait informé La presse d’État aussi !
Un confrère présent à la conférence de presse soutient que le ministre avait refusé de donner la traditionnelle interview particulière que les ministres de IBK accordent aux seuls organes de presse d’État après les événements et autres conférences de presse. Ce serait son garde du corps qui aurait fait pression sur lui afin qu’il accepte enfin d’accord l’interview à l'ORTM.

Il est évident que c’est la même peur de faire des fautes de français qui l’avait conduit à bouder les confrères de Bozola dans un premier temps. Pour revenir au cœur du sujet, la conférence de presse, une question a été posée au professeur ministre de l’Education nationale par rapport au cas particulier de Kidal. L’intéressé a indiqué que «la rentrée scolaire a commencé à Kidal avant nous ». Ce qui veut dire que Kidal, c’est ailleurs. Un ailleurs qui décide de luimême du quand, du comment et du quoi faire. Un ailleurs à part. Mais en même temps, l’homme qui dirige le ministère de l’Education nationale du Mali fait savoir que les enseignants qui seraient volontaires pour aller enseigner là-bas (à Kidal) peuvent y aller. Réaction indignée du confrère déjà cité (il est originaire de Gao) le lendemain de la conférence de presse : «Si le professeur TIOLENTA n’est pas sûr de lui, qu'a-t-il enseigné à ses étudiants ? Et puis moi, si j’ai peur de faire des fautes de français, je m’exprime en Bambara. IBK ne doit pas garder ce ministre. Du reste, comment va-t-il s’exprimer ce matin en conseil des ministres et pour dire quoi ?».

 Amadou TALL

MALIKILE

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