jeudi 21 novembre 2019

Dans quelques jours, les fidèles musulmans du Mali, à l’instar  de la communauté islamique du monde, entament le mois béni du ramadan. Ce mois dédié à l’abstention et à l’entraide, est surtout un moment de consommation par excellence des produits de premières nécessités.

Les autorités prennent des garde-fous pour lutter contre la flambée des prix des produits de premières nécessités. Pour la concrétisation de cette volonté, les bouchers et commerçants demandent aux autorités de s’impliquer davantage dans la gestion des tracasseries pouvant  conduire à changer la donne.
Parmi les denrées alimentaires les plus sollicitées pendant le mois béni de ramadan figurent en bonne place la viande dont les prix restent stables sur le marché jusqu’à preuve du contraire. Sur le marché, la viande avec os est cédée à 2 2OO FCFA et la viande sans os à 2 500 FCFA. Le prix du Kg du sucre varie entre 55O et 6OO FCFA. En tout cas, c’est le constat fait par votre serviteur dans les marchés de Djélibougou, Boulkassoumbougou, Bozola, Faladié, en général sur quatre communes sur six du district de Bamako. Selon le Traoré le maintien de ces prix est à la fois le souhait des bouchers et des consommateurs contrairement à la volonté des autorités a expliqué Mr Traoré.

Manifestement  le témoignage du président des bouchers de la rive droite Mr Cissé et celui de la rive gauche, SouleymaneDiarra prouvent à suffisance la volonté de l’interprofession des bouchers de lever toutes barrières et céder le prix du Kilo de la viande avec os à 2000.  Il  estime que les autorités n’ont pas honorés leurs engagements sur les 200 FCFA à percevoir sur le kilo de la viande.Mêmeson de cloche chez les commerçants de céréales sur le prix du riz de brisure céder à 500 FCFA au lieu de 350 FCFA précédemment déclaré par les autorités.
Par ailleurs, des voix s’élèvent au ministère de l’Elevage et de la pêche, affirmant avoir des assurances auprès des éleveurs et des pêcheurs. A en croire ces autorités, il y aura du poisson, du lait et de la volaille en quantité et en qualité et ce en vue d’éviter la pénurie. Pourtant le ministère du commerce chargé de la stabilisation des prix parlent le double langage en affirmant que le prix de la viande est un accord volontariste chez les bouchers, ceux qui sont d’accord viennent signer un engagement auprès de la DNCC. Toutes choses que le pauvre citoyen semble ignoré de tant plus qu’à la télévision un accord a été signé entre les parties.
Toutefois, le maintien de cet équilibre réside dans le respect de certaines conditions qui dépassent les compétences des bouchers. Il revient donc aux autorités compétentes de s’impliquer dans la gestion des tracasseries entre les parties impliquées. Il s’agira de faire en sorte qu’il y ait une complicité parfaite entre les éleveurs et les commerçants du bétail qui est transformé en viande. Pour la simple raison, il nous revient de constater qu’à l’approche et pendant le carême, les éleveurs augmentent  le prix du bétail, ce qui oblige les commerçants à adopter le même comportement avec les bouchers. Au finish, ce sont les consommateurs qui en font les frais de ces tracasseries. A qui profite la flambée des prix de premières nécessités en cette période de grandes compassions envers les plus démunies ? La flambée des prix est-elle une complicité des autorités dans la mesure ou les acteurs entretiennent le flou sur le dos des pauvres citoyens. Ce qui est sûr, durant le mois de carême, l’islam recommande aux fidèles la solidarité et l’entraide envers les uns et les autres, surtout ceux qui n’ont pas les moyens. C’est toujours ce mois de sacrifice qui est choisit pour entretenir la surenchère.

Oumar A. Touré

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