mardi 11 décembre 2018

La salle de conférence de la chambre de commerce et d’industrie de  Kayes a abrité  le mardi 26 juin à la cérémonie d’ouverture de la célébration de  la  journée internationale de la lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues. C’était sous l’égide du ministre de la sécurité et de la protection civile, le Général Salif Traoré.


Célébrée le 26 juin de chaque année, la présente journée à pour thème : « la problématique du trafic et la consommation non médical du Tramadol au Mali.» Selon  le  directeur général de l’office central des stupéfiants, le  magistrat Colonel M. Adama Tounkara, on assiste depuis quelques temps à un usage détourné du tramadol. C’est pourquoi, explique-t-il, son service à juger nécessaire de tirer la sonnette d’alarme pour informer la population et de faire auprès des autorités afin que cette problématique puisse être prise en compte.
Ce thème revêt une toute importance particulière pour la région de Kayes compte tenu de l’ampleur de la prise des comprimés de tramadol hors prescription médicale par les jeunes, a déclaré, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Salif Traoré. Avant d’ajouter que « cet antalgique utilisé pour atténuer la douleur, est en phase de devenir un véritable problème de santé publique en raison de sa consommation non contrôlée. »  La région de Kayes, selon lui,  doit être à l’avant-garde de la lutte contre lé fléau au regard de l’ampleur des saisies estimés à 200 000 comprimés de tramadol avec près d’une cinquantaine d’interpellation opérées par l’antenne  l’office central des stupéfiants de Kayes en 2017. Le ministre a conclu par  réitérer la ferme volonté du gouvernement de lutter contre l’abus et le trafic de drogues.
Pour le coordinateur du bureau de l’office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Ganda Traoré le fait placer les jeunes au centre des débats cette thématique comporte une dimension pédagogique qui vise à faire de ceux-ci un levier incontournable pour vulgariser l’information et la sensibilisation  auprès de tous. De l’avis de M. Traoré, le dosage des comprimés de tramadol saisis en Afrique de l’Ouest est largement supérieur aux 50 milligrammes habituellement vendus dans les pharmacies. Dans le circuit illicite, explique-t-il,  les dosages vont de 100, 200 jusqu’à 250 milligramme de substance active. Le problème majeur de cet antalgique est que son usage n’est pas interdit par les législations nationales des Etats du Sahel, regrette-t-il. Du coup, poursuit-il, nous ne pouvons que nous focaliser sur la prévention et encourager les Etats à légiférer dans ce sens en vue de parvenir à la mise sous contrôle national du tramadol.  
Il faut noter que 8 tonnes de drogues et divers produits ont d’une valeur marchande de plusieurs centaine de francs ont été incinérés dans l’après midi.
Abdrahamane Sissoko
Envoyé spécial à Kayes

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