dimanche 26 mai 2019


La ville de Bamako a été samedi le théâtre d’affrontements entre les partisans de l’opposition et les forces de l’ordre. Comme le  16 novembre, la police a violemment dispersé la manifestation au moyen de gaz lacrymogène.
Les forces de l’ordre ont dès le petit matin bouclé la place de la liberté, le lieu retenu pour le départ de la manifestation en direction de la Brousse du travail. Toutes les entrées de ladite place étaient interdites aux véhicules et aux piétons.
Les manifestants ont convergé vers les lieux par petits groupes. Mais ils se sont très vite heurtés au blocus imposé par les forces de l’ordre. Contre les gaz lacrymogènes de la police, les manifestants ont utilisé des cailloux donnant l’image d’une guérilla urbaine. Des pneus ont été brûlés dans certaines rues de la ville. Le grand marché situé non loin a été fortement paralysé par le mouvement.
Cette interdiction de manifester constitue, selon  Oumar Mariko, le président du parti Sadi, une atteinte grave aux libertés individuelles et collectives. «La seule alternative reste la mobilisation populaire», analyse-t-il.
«Les marches répétitives de l'opposition malienne sont l'explication d'un malaise que vit depuis un certain temps le peuple malien», indique le sociologue Dr. Aly Tounkara au micro de Studio Tamani. La répression ou l'interdiction ne saurait être la solution. À ses yeux, seul le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a la réponse à la crise politique actuelle.
C’est pourquoi, il lui suggère  d’instaurer un dialogue franc avec l’opposition pour apaiser le climat social et politique. Cette marche avait été initiée par le Front pour la sauvegarde de la démocratie, la Convergence des forces patriotiques et l’Adema Association. Tous voulaient marcher pour dénoncer la situation de «crise» au Mali. Les autorités affirment avoir interdit la manifestation pour raison d’état d’urgence en cours.
Abdrahamane Sissoko

Pin It
CANAM billboard
INPS_ASSUR

bma art1

RAILDAINFO SUR VOS RESEAUX

L'actu en boucle