dimanche 26 mai 2019

La candidature d’Abdel Aziz Bouteflika à la cinquième législature du pays divise les Algériens, la cause principale est l’état de santé fragile de l’ancien président de la république qui insiste à se présenter pour la conquête du fauteuil présidentiel de son pays, l’Algérie qu’il dirige des mains de fer depuis des années.

  Depuis son retour de la suisse pour des soins de santé, les populations se sont  révoltées en ces termes « Nous ne voulons plus d’Aziz Boutéflika,  nous ne voulons plus de ces malades qui nous gouvernent ».Cela a suscité le débat au sein des gouvernés qui pensent à l’image de ce qui passe en Afrique et à travers le monde qu’il est temps de prendre leurs destin en main afin de mettre en place des hommes capables de gérer la cité.
À son temps, le monde révélait que le président Ronald Reagan dans le bureau ovale, le 24 mai 1985. Il avait alors 74 ans et commençait peut-être à souffrir de la maladie d’Alzheimer. Pendant la campagne électorale américaine, le malaise de  Hillary Clinton lors de la commémoration des attentats du 11 septembre ou celui d’avoir attendu 48 heures avant d’annoncer qu’elle souffrait d’une pneumonie  — paraît bien anodin en comparaison des mensonges ou omissions de nombreux ex-chefs d’État au sujet de leur santé, notamment en France, celaa de nouveau braqué les projecteurs sur la délicate question de l’état de santé des chefs et aspirants chefs d’États. Mais le candidat et ses alliés ne se priveront pas, d’ici les élections pour insister sur le «risque» de confier les rênes de la présidence à Boutéflika, en raison de ses ennuis de santé. Les populations se révoltent depuis des jours, sur toutes les tribunes, que son ancien président n’a pas l’énergie et la vigueur pour devenir président.                        

La donne vient de changer.                                                                         

  « Il n’est pas apte, il est malade » scandait  les populations, la santé d’Abdel Aziz Boutéflika est maintenant devenue un véritable enjeu de la campagne présidentielle». Sur Internet, les théories les plus farfelues circulent depuis longtemps sur la santé  de d’Abdel Aziz Boutéflika. Serait-il atteint de la maladie de Parkinson? De démence? Ses adversaires, pour appuyer leurs dires, partagent et commentent de multiples photos et messages sur les réseaux sociaux. Ont-ils droit au secret médical, comme tous les autres citoyens? Ou ont-ils plutôt le devoir, compte tenu de l’importance des fonctions auxquelles ils aspirent, de révéler au grand jour leur dossier médical?

En 1976, le journaliste Pierre Accoce et le médecin Pierre Rentchnick révélaient, dans le livre Ces malades qui nous gouvernent, que des figures politiques marquantes du XXe siècle (dont Roosevelt, Kennedy et Staline) avaient exercé le pouvoir alors qu’elles étaient gravement malades.Tour d’horizon des cas les plus marquants d’hier à aujourd’hui.Georges Pompidou, Atteint de la maladie de Waldenström, un cancer qui touche la moelle osseuse, le successeur de Charles de Gaulle est mort au printemps 1974, soit deux ans avant la fin de son mandat. Il n’a jamais rien révélé de son état, même s’il était visiblement amoindri par sa maladie. En public, ses proches soutenaient qu’il souffrait de la grippe…François MitterrandIl se savait atteint d’un cancer de la prostate dès sa première élection à la présidence, en 1981. Même s’il avait promis la transparence au sujet de son état de santé, Mitterrand aurait caché la vérité pendant plus de 10 ans, au cours desquels son médecin a publié des bulletins de santé mensongers.
Ce médecin, Claude Gubler, a dévoilé la vérité dans un livre-choc, Le grand secret, publié quelques jours après la mort du président, en 1996. A la lumière des critiques autour de ces cas, il apparait impératif  de soumettre désormais les  candidats aux présidentielles à des visites médicales approfondies.

A. Cissé

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