mercredi 14 novembre 2018

 

«Si vous voulez changer la société, faites des enfants meilleurs car ce sont eux qui changeront la société avec une éducation différente, basée sur le respect de tout être» ! Il s’agit là d’un passage de la "Récapitulation des paroles", de Guiseppe, un ancien vendeur de voitures de luxe d’origine italienne devenu une star de la téléréalité pour avoir participé, en 2010, à l’émission de TF1 "Qui veut épouser mon fils".
Cette sagesse nous rappelle une autre de bien de chez nous selon laquelle «l’enfant est comme du banco frais qui garde la forme du moule dans lequel il a séché». Une façon imagée de rappeler aux parents, surtout les plus jeunes, que leurs enfants seront les fruits de l’éducation acquise et qu’ils se comporteront comme tels une fois adultes.
Comme le défendait récemment un jeune frère dans une causerie, «ne cherchons pas loin le problème de notre cher pays, le Mali. Tant que le Malien lambda ne change pas de mentalité, tant qu’il ne sera honnête vis-à-vis de lui-même et de la société et qu’il ne cultive pas le patriotisme, le Mali ne sera jamais le pays de nos aspirations. C’est juste une question de mentalité et de comportement».
Et si nous voulons réellement changer notre société, nous devons apprendre à bien "mouler" nos enfants pour qu’ils soient les adultes responsables et consciencieux de demain. Nous devons les éduquer avec des principes et des valeurs en assumant toute notre responsabilité sans fuite en avant. La messe est sans doute dite pour notre génération et nos cadets. Mais nous pouvons nous racheter en inculquant des attitudes citoyennes et des comportements responsables par une bonne éducation donnée à nos enfants.
L’importance de l’éducation est donnée par cette histoire dite de la "Corde invisible" que nous avons récemment lue sur les réseaux sociaux. Un paysan se rend au marché avec trois de ses ânes pour vendre sa récolte. La ville est éloignée d’au moins trois jours de marche. Le premier soir, il s'arrête pour bivouaquer à proximité de la maison d'un vieil ermite. Au moment d'attacher son 3e âne, il réalise qu'il lui manque une corde. «Il faut absolument que j'attache mon âne, sinon, demain, il se sera sauvé dans la montagne», se dit-t-il.
Après avoir solidement attaché les deux autres, le paysan monta sur son âne et se dirigea vers la maison du vieil ermite. Arrivé, il lui demanda s'il n'aurait pas une corde à lui donner. L’ermite ne possède rien car il, a depuis longtemps, fait vœu de pauvreté et n'a donc pas la moindre corde.
Mais il s'adressa alors au paysan et lui dit : «Retourne à ton campement et, comme chaque jour, fais le geste de passer une corde autour du cou de ton âne et n'oublie pas de faire comme si tu l'attachais à un arbre.» N’ayant pas d’autre solution, le paysan fit exactement ce que lui avait conseillé le vieil homme.
Le lendemain, dès qu’il se réveilla, le premier regard du paysan fut pour son âne. Et il fut soulagé de voir que l’animal était toujours là !
Après avoir chargé les trois ânes, il décida de se mettre en route mais, à sa surprise, le troisième âne, celui qui n’avait pas été attaché la nuit, refusait de bouger. Le paysan a beau tirer son âne, rien n'y fait… L'âne refusait de bouger d’un pouce.
Désespéré, le paysan retourna voir l'ermite et lui raconta sa mésaventure. «As-tu pensé à enlever la corde ?», lui demanda l’ermite ? «Mais, il n'y a pas de corde !», répondit le paysan. «Pour toi, oui, mais pour l'âne... il y a une corde», rectifia le vieux sage. Le paysan retourna au campement et, d'un ample mouvement, il mima le geste de retirer la corde du cou de l’âne et de l’arbre. L'âne le suivit alors sans aucune résistance.
Ne vous moquez pas de cet âne ! Nous oublions que nous sommes également prisonniers de nos habitudes de penser, de ressentir, de faire ou, parfois même, esclaves de nos croyances et surtout de notre éducation.
L’éducation doit être cette "corde invisible" que nous devons mettre au cou de nos enfants. Et, cela, non seulement ne les empêchera pas de progresser vers la réalisation de leurs objectifs, mais ils seront également des modèles de citoyens qui seront toujours soucieux de leur honneur, de leur dignité et qui se battront toujours pour contribuer au bien-être collectif, au développement de leur patrie.
Moussa Bolly

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