lundi 15 octobre 2018


Le ministre des Sports, Me Jean-Claude Sidibé, est-il à nouveau au cœur d’un nouveau scandale dans la gestion de son département, après l’affaire du conflit d’intérêt avec son hôtel servant à héberger des sportifs ? Lui et sa collègue de l’Enseignement supérieur (département désormais fondu dans l’Education nationale avec à sa tête Pr Abinou Témè, plus diligent), Mikan Assétou Founé Samaké (à présent chargée de l’Innovation et de la Recherche scientifique) sont accusés aujourd’hui de crime de non-assistance à étudiants en péril au Venezuela.
Dans notre parution du 13 août dernier, nous écrivions sous le titre de « La ministre Assétou Founé étale son incompétence » sur le drame que vivent de nombreux étudiants maliens boursiers au Venezuela.  Ces jeunes, auxquels ce second quinquennat d’IBK est censé dédié, se meurent à petit feu depuis plusieurs mois, dans l’indifférence coupable ou la négligence funeste de nos autorités.
Après une longue attente de leurs compléments de bourse et des frais de déplacement, qui n’est que de 30 000 F CFA chacun, la soixantaine d’étudiants de la promotion Simon Bolivar a fini par envoyer, le 4 juin 2018, une correspondance au ministre Mikan Assétou Founé Samaké. « Nous venons avec le plus grand respect auprès de votre haute personnalité pour débloquer la situation de nos compléments de bourses d’études. Après la signature de la décision de notre complément de bourse le 13 juillet 2017 sous le numéro 2017001252/MESRS, nous sommes au Venezuela depuis le mois de février 2018. Nous avons été victimes de braquages par des bandits armés, de vols, de manques de nourriture suffisantes… Le gouvernement du Venezuela fait tout pour nous dans la mesure du possible, mais il faut reconnaître que la crise économique persiste ici et nous avons absolument dépensé nos réserves économiques que nous avaient données les parents et connaissances », écrivent-ils. Avant d’accuser la ministre susceptible d’être accusée de crime de non-assistance ç étudiants en danger. « Madame le ministre, vous devriez savoir que nous n’avons pas perçu la moindre somme d’argent depuis notre arrivée, y compris l’allocation du premier équipement. Nous sommes dans l’urgence en toute honnêteté, Madame le ministre… ».
En outre, et pour ne rien arranger à la situation, par une correspondance datée du 3 mars 2018 signée du ministre des Sports, Me Jean-Claude Sidibé, quatre autres étudiants (probablement destinés à des filières sportives) ont été envoyés au Venezuela et confiés au ministre de l’Enseignement supérieur. Il s’agit de Kounde Sidibé, Al Housséini Diakité, Aicha Walett Wasnett et Balikissa Tierera. C’est un Conseiller technique (dont nous taisons le nom) et le ministre Jean-Claude Sidibé qui ont « géré ce dossier » pour l’émission de leurs billets… Avec, dit-on, quel pourboire ? Silence et boule de gomme ! (d’autres détails dans notre prochain numéro)
Ces nouveaux arrivants poussent, confient nos sources, le ministre Assétou Founé Samaké à abroger la décision de paiement des compléments de bourse de juillet 2017 à janvier 2018. Toute chose qui complique particulièrement la subsistance même des étudiants, qui ne trouvent même pas le diable à tirer par la queue !
Selon le responsable de la promotion, c’est l’ambassade du Mali au Brésil, qui intervenait ponctuellement pour leur donner quelques coups de mains…Et de confier qu’après l’article dans MALI-HORIZON du 13 août, une timide réaction a été observée avec la signature de la décision de payer ces compléments de bourse. Mais, se désole l’ambassade, le virement n’est pas fait toujours fait dans son compte. « Aujourd’hui, nous avons un kilo de riz comme ration alimentaire d’une semaine. Nous ne mangeons plus à notre faim. C’est un Araba qui nous a offert de la viande lors de la fête de la tabaski. Viande conservée depuis et avariée que nous continuons de manger. Nous souffrons de diarrhée et d’autres maladies. Nous voulons rentrer au pays… L’étudiante Bintou Diallo était gravement malade, sans aucun soutien, dans l’indifférence des autorités », soupire un étudiant concerné.
A signaler le cas de l’étudiant dont nous taisons le nom, qui s’est amusé à faire la caricature du président vénézuélien et qui a eu maille à pâtir avec les autorités du pays de Hugo Chavez. Sans aucune intervention des ministres précités ni celui des Maliens de l’Extérieur d’alors…
 Il faut rappeler que les parents de ces étudiants ne savent plus à quel saint se vouer. Les transferts privés d’argent vers le Venezuela sont quasiment impossibles, de même que les appels téléphoniques, si ce n’est le réseau WhatsApp qui est fonctionnel. Les parents supplient les plus hautes autorités, spécialement le président IBK, dont ce second quinquennat est dédié à la jeunesse, à faire quelque chose. « A cause de Dieu !», plaide un parent. Avant de dire ; « J’interpelle le président IBK à agir, car les ministres Assétou Founé et Me Jean-Claude Sidibé sabotent vos actions !».
Affaire à suivre.
Bruno D SEGBEDJI

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