jeudi 16 août 2018


Ils sont ministres de la République mais sans en posséder aucun attribut. Ils sont sans existence propre, sans autorité. Ils sont noyés sous le poids des dossiers de leurs départements et sont condamnés à ne faire que de la figuration. Passés maîtres dans la fanfaronnade, ils tentent de se donner un peu de contenance en se montrant plus royalistes que le roi lui-même et n’hésitent pas à verser dans l’abus. Dépassés par les réalités des Maliens mais dotés d’une imagination débordante, ils ont trouvé des accessoires pour voir la vie en rose : les lunettes fumées. Presque tous en portent. Incapables de regarder l’insupportable misère qui les entoure et pas courageux de fixer les Maliens dans le blanc des yeux. Nous nous intéressons aujourd’hui à l’un d’entre eux, Pr. Tiémoko Sangaré, ministre des Mines et du Pétrole.

Appelé au gouvernement suite à une erreur de casting des plus hautes autorités du pays, Tiémoko Sangaré qui n’a aucun mérite autre que son titre de Président de l’Adema PASJ, s’est vu catapulté à la tête du super département des Mines et du Pétrole. Longtemps au chômage, le Professeur a même poussé des cheveux blancs à force de compter le nombre de jour sur sa terrasse au milieu d’une montagne de dossiers.
Avec un train de vie au-dessus du seuil supportable par ses maigres revenus de fonctionnaire, l’homme une fois nommé a vite fait de changer sa garde-robe viellissante. Hanté par les jours passés sans le sou, dès son installation, une boulimie est apparue chez Tiémoko Sangaré. A peine arriver, il eut des sérieuses altercations avec presque tous les acteurs du secteur des mines, notamment le président de la Chambre des Mines, Abdoulaye Pona. Ce dernier, lui opposa une résistance farouche lorsque le ministre « affairiste » a tenté de faire main basse sur les fonds de l’orpaillage.  
Grand habitué des scandales multiformes, le ministre Tiémoko Sangaré est un homme foncièrement méchant et rancunier, veut tout simplement régler ses comptes avec le président de la Chambre des Mines du Mali, non moins président de la Chambre des Mines d’Afrique Occidentale. Notre ministre grand transhumant politique devant l’éternel et avide d’argent poussé par la boulimie decidé de faire partir le président de la Chambre des mines qui s’est farouchement opposé à la volonté machiavélique de son ministre de tutelle de faire main basse sur plus d’un demi-milliard FCFA issu de la vente des cartes de membres sur les sites d’orpaillage. L’affaire avait fait grand bruit et les journaux en ont fait, en son temps, leurs choux gras si bien que le ministre Tiémoko Sangaré, la mort dans l’âme, s’est résigné mais apparemment sans oublier. De quoi s’agissait-il concrètement ? En effet, par décision N° 001421MM-SG en date du 12 octobre 2017, le ministre des Mines a instruit la confection d’une première tranche de 70.000 cartes d’accès aux sites d’orpaillage cédées à 10.000 FCFA l’unité dont la clé de répartition est la suivante : 18% pour l’Etat, 10% pour les collectivités et 72% pour une association faitière. Cette décision du ministre des Mines est fortement dénoncée par les orpailleurs qui l’accusent de vouloir faire main basse sur l’argent issu de la vente de ces cartes à travers une coopérative pilotée par un certain Seydou Kéita, un personnage controversé dans le milieu. Le Président de la Chambre des Mines, Abdoulaye Pona, s’est dressé contre cette décision qui n’est supportée par aucune base juridique. Pour cela, Pr Tiémoko Sangaré lui en veut à mort.
Comme si cela ne suffisait pas, Tiémoko Sangaré ayant tiré des leçons de sa période de traversée du désert va jusqu’à se donner en spectacle dans des frasques heurtant la sensibilité et les bonnes moeurs. Là également, il accuse la Chambre des Mines d’avoir étalé cette affaire dans la presse sauf qu’il oublie que sa braguette n’appartient qu’à lui seul.
Le Pr Tiémoko Sangaré qui est un véritable migrateur politique (Adema-Miria-Adema) avec un seul et unique objectif : assouvir toujours sa faim. Preuve que sa volonté d’accompagner IBK relève tout simplement d’un calcul politicien à savoir tromper, calomnier, faire semblant. Tout cela, pour se maintenir à son portefeuille ministériel.
Hanté par la perte de son piédestal, il a ramé de toutes ses forces à contre-courant contre vents et marées pour amener l’Adema à soutenir IBK. Alors qu’il est incapable de mobiliser un seul électeur dans son supposé fief de Bougouni dont il ne foule pied que nuitamment.
Tiémoko Sangaré ne fonctionne qu’avec de l’argent, car il aurait un fils budgétivore qui tympanise tous le quartier de Banankabougou avec des bolides de courses que son père peut lui Dieu seul sait à quel prix. Son soutien à IBK serait-il suffisant pour le maintenir dans son fauteuil ? Ce n’est pas évident, il a devoir prouver son poids réel, car désormais les portefeuilles se distribuent en fonction du mérite du poids du parti.
A suivre.
Hamadoun KARA

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